Fusillade au collège d’Aubagne : un élève de 14 ans arrêté
L’intervention héroïque d’un conseiller principal d’éducation a permis d’éviter le pire. Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu dans son collège avec un fusil, blessant deux membres du personnel éducatif. Une affaire sans précédent qui mobilise désormais le parquet national antiterroriste.
Une attaque qui a semé la terreur dans l’établissement
Lundi dernier, le collège Lakanal d’Aubagne a été le théâtre d’une scène de violence inédite. Un élève de 14 ans a fait irruption dans l’établissement, armé d’un fusil, avant d’ouvrir le feu sur le personnel.
Le principal et une enseignante ont été touchés par balles lors de cette attaque qui aurait pu tourner au drame. C’est grâce à la réactivité exceptionnelle du conseiller principal d’éducation que le pire a été évité. Ce dernier est parvenu à désarmer l’adolescent, stoppant net son geste.
Un dossier confié au parquet antiterroriste
Mercredi, le jeune suspect a été placé en détention provisoire après sa présentation devant un juge d’instruction parisien. Une décision qui intervient après sa mise en examen.
Le parquet national antiterroriste a pris en charge cette affaire, ce qui constitue une première pour un profil de cet âge. Cette orientation témoigne de la gravité exceptionnelle des faits et de la volonté présumée de terroriser la population scolaire.
Un arsenal découvert lors de l’enquête
Les investigations ont révélé que l’attaque avait été minutieusement préméditée. L’adolescent s’était équipé de divers matériels, notamment des cagoules et plusieurs munitions, dont du calibre 12.
Les révélations troublantes d’un adolescent fasciné par les tueries
Durant sa garde à vue, le collégien a reconnu avoir été influencé par la « True Crime Community », une mouvance en ligne qui se passionne pour les crimes de masse et les tueries.
Paradoxalement, le jeune mis en examen conteste toute intention homicide. Il affirme avoir volontairement visé des zones non létales sur ses victimes. Une version qui interroge au regard de la gravité de son acte.
Un harcèlement invoqué mais non confirmé
L’adolescent justifie son passage à l’acte par une volonté de vengeance. Il évoque un harcèlement scolaire dont il aurait été victime, une affirmation qui n’a toutefois pas été confirmée par les enquêteurs.
Aucune pathologie psychique n’a été détectée lors de l’examen psychologique réalisé. Plus troublant encore, le suspect n’a exprimé aucun regret durant sa garde à vue.
Une famille jusqu’ici inconnue des services
Les parents du collégien, placés en garde à vue dans un premier temps, ont été relâchés. Le père, ancien militaire, fait néanmoins l’objet d’une enquête concernant la détention des armes utilisées par son fils.
La famille, d’origine franco-éthiopienne et composée de trois garçons, n’était pas connue des services de police avant les faits. Cette affaire soulève des questions sur la prévention et la détection de la radicalisation chez les jeunes.

